Parcours acide du Papillon

Création 2010/2011

Performance in situ, court métrage et un solo sur plateau

DISTRIBUTION

Chorégraphie: Ingrid FLORIN

Interprète: Ingrid FLORIN
Regard Extérieur: Vanessa LE MAT

Vidéo: Tommy PASCAL

Photographe plateau: Nicolas Ruann/ Bertrand Denis

Photographe studio: Eugènie MARTINEZ

Lumières: Jean-Bastien NEHR

Musique: Jean Sébastien BACH, Ryoji IKEDA
Administration: Alexandra BESNIER

Diffusion: Alice FLAMENBAUM

Production : Compagnie F521.I
Production executive : La Lune Bleue Productions

Soutien résidence: Centre Chorégraphique National de Nantes pour son prêt de studio, Le Centre National de La Danse de Paris, Micadanse, Salle Guy Alphonsine de Saint-André – Ile de La Réunion 

Durée de la pièce: 40 min

Parcours acide du Papillon est un solo qui a pour musique le cinquième mouvement de la Partita II de Bach dite « la Chaconne ». La pièce débute par un film, sur un moment crucial de rencontre avec l’altérité dans son intime; métonymie qui prend à témoin le spectateur in situ. La chorégraphe, à travers la charge émotive que lui évoque ce morceau familier de Bach, veut explorer la place de ses souvenirs, celle de ses absents, celle enfin de son identité faite de métamorphoses successives. Sorte de dominante dans les cinq mouvements qui composent la Partita II, la Chaconne est une pensée polyphonique dont le principe est de faire entendre ou sous-entendre plusieurs voix avec un seul instrument. Le corps est désarticulé, bouge par micro mouvements, tendu jusqu’à l’insoutenable. Sa nudité première focalise le regard insistant sur la peau plus que sur « l’Origine du Monde » : C’est la peau qui habille. Qui habille le danseur. Le costume, lui, se dévoile au fur et à mesure, porté par couches successives qui déshabillent l’interprète ou son esprit.
Quel est le regard de l’autre sur soi ? La chorégraphe dénonce et surtout met à distance, non sans dérision, les blessures narcissiques du danseur-interprète.
Le corps évolue dans un espace temps pensé comme un film : moments visibles et invisibles, tranches de vie, matérialisés par des coupures de lumière qui jalonnent la pièce, symboles de rupture, de ce qui se trame en soi et hors de soi, révélatrices de métamorphoses. La dernière note de la Chaconne joue comme un effet de miroir : le ré est à la fois joué à vide et appuyé sur une autre corde. Cette dualité résonne comme un double « je ». 

Vanessa Brusson

Acid Journey of a Butterfly  is a new piece from choreographer Ingrid Florin. It’s a solo set to the fifth movement of the Partita for Violin n° 2 by Bach, commonly known as « The Chaconne ». The juxtaposition of the two solos gives depth to their extreme tension and allows the choreographer to reach through the emotional charge of this familiar music piece by Bach, to explore a place of memories, of loss, and finally, of an identity built on successive metamorphoses. The Chaconne can be thought of as the climax of the entire piece, a polyphonic thought meant to evoke or imply multiple voices from one instrument. Variations on a constant and obsessive theme, where tensions reach a peak through alternating rapid and slow paces, and resolution is ever pushed away through counterpoint. The body is disjointed, moves in micro movements, tense almost to the breaking point. Its primal nudity focuses the gaze on the skin rather than on « The Origin of the World ». The skin is what clothes. Clothes the dancer. The costume itself is revealed piece by piece, worn in successive layers, unveiling the performer or her soul. How are we seen by the Other ? The choreographer denounces and, most of all, derisively dis- tances herself from the narcissistic wounds of the dancer and performer. The body evolves is a space-time thought of as a film : visible and invisible moments, snapshots of life, materialized by the flickering lights during the piece, symbols of rupture, of what is at work inside and outside oneself, revealing metamorphoses. The last note of the Chaconne is a play on mirror images : the D is at once played alone and sup- ported by another chord. This duality resonates like a double « I ».